Enceinte, portez des bas de contention de 15 à 20 mmHg (classe 2) toute la grossesse et 6 semaines après l’accouchement, 6 mois après une césarienne, recommande la Haute Autorité de santé. Ils soulagent jambes lourdes et chevilles gonflées et aident à prévenir la phlébite. Sur ordonnance, ils sont remboursés à 100 % dès le 6e mois.
Le soir, vos chevilles ont gonflé, vos mollets tirent, et votre sage-femme vient d’ajouter des bas de contention sur l’ordonnance. Faut-il vraiment les porter tous les jours, et jusqu’à quand ?
Ce guide répond avec les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), les règles de l’Assurance Maladie et ce que mesurent les essais menés chez des femmes enceintes. Ils sont peu nombreux, et c’est déjà une information.
Sommaire
- Pourquoi les jambes souffrent-elles pendant la grossesse ?
- À quoi servent les bas de contention quand on est enceinte ?
- Quand mettre des bas de contention pendant la grossesse ?
- Quelle classe et quel modèle choisir ?
- Ordonnance, prix, remboursement : comment ça marche ?
- Les porter au quotidien, même en été
- Quand ne pas mettre de bas de contention ?
- Quand consulter pendant la grossesse ?
- Questions fréquentes
Pourquoi les jambes souffrent-elles pendant la grossesse ?
Dans vos jambes, le sang remonte vers le cœur contre la pesanteur. Deux mécanismes l’y aident : de petites valvules dans les veines, qui l’empêchent de redescendre, et la pompe du mollet, ce muscle qui chasse le sang vers le haut à chaque pas. La grossesse met ce système à l’épreuve de plusieurs façons à la fois.
Ce qui ralentit le retour veineux pendant la grossesse
ralenti
Plus de sang
Le volume sanguin augmente pour nourrir le placenta : les veines des jambes en transportent davantage.
Des veines plus souples
Les hormones de la grossesse détendent la paroi des veines, qui se dilatent plus facilement.
L’utérus qui appuie
En grossissant, l’utérus pèse sur les grosses veines du bassin et freine la remontée du sang.
Moins de mouvement
Fatigue, repos, longues heures assise : la pompe du mollet travaille moins.
Un sang qui coagule plus vite
Une protection naturelle contre l’hémorragie de l’accouchement, qui augmente aussi le risque de phlébite.
L’Assurance Maladie le résume ainsi : être enceinte exerce une compression sur les veines des jambes et amplifie la sensation de jambes lourdes. Le risque de voir s’installer une maladie veineuse chronique augmente aussi avec le nombre de grossesses.
Jambes lourdes, chevilles gonflées, varices : trois signes à distinguer
Les jambes lourdes sont une sensation. Pesanteur, tiraillements, impatiences le soir, qui se calment quand vous surélevez les jambes.
L’œdème, lui, se voit : la chaussette marque la cheville, la bague serre en fin de journée, la chaussure semble avoir rétréci. Il touche environ 80 % des femmes enceintes, surtout au troisième trimestre, rappellent les auteurs d’un essai brésilien publié en 2022.
Les varices sont des veines dilatées et sinueuses, visibles sous la peau des mollets ou des cuisses. Selon les études, elles concernent 20 à 50 % des femmes enceintes. Elles peuvent aussi apparaître à la vulve : signalez-les à votre sage-femme, qui adaptera la prescription.
La phlébite, un risque rare mais multiplié
Le risque le plus sérieux est la phlébite, ou thrombose veineuse : un caillot qui se forme dans une veine, le plus souvent au mollet, et qui peut migrer jusqu’au poumon. On parle alors d’embolie pulmonaire.
Une étude de population menée sur 30 ans dans le Minnesota, aux États-Unis, a chiffré ce risque. Pendant la grossesse et dans les 3 mois qui suivent l’accouchement, il était 4,3 fois plus élevé que chez les autres femmes, soit environ 2 cas pour 1 000 femmes par an.
Le pic ne tombe pas là où on l’attend. Le taux annuel était 5 fois plus élevé après l’accouchement que pendant la grossesse : 511 contre 96 cas pour 100 000 femmes. C’est la raison pour laquelle les bas ne s’arrêtent pas à la naissance.
À quoi servent les bas de contention quand on est enceinte ?
Un bas de contention serre plus fort à la cheville qu’en haut de la jambe. Cette pression dégressive rapproche les parois des veines dilatées, accélère la remontée du sang et limite le passage de liquide dans les tissus. Le principe et les autres usages sont détaillés dans notre guide des bas de contention.
Pendant la grossesse, la HAS leur fixe un objectif précis : prévenir une thrombose veineuse profonde. Une compression par bas est indiquée, en dehors des contre-indications, « lors de toute grossesse et dans les semaines après l’accouchement ». Pour les varices qui apparaissent pendant la grossesse, l’Assurance Maladie rappelle que c’est même le seul traitement possible.
Ce que mesurent les essais chez les femmes enceintes
Les études sont rares et de petite taille. La revue Cochrane qui fait référence sur les varices et l’œdème de grossesse, mise à jour en 2015, n’a retenu que 7 essais, sur 326 femmes, tous traitements confondus. Un seul testait une compression des jambes contre le repos allongée sur le côté gauche, chez 35 femmes, sans différence nette sur le volume des jambes. Pour les auteurs, les preuves manquent.
D’autres essais, publiés à part, vont dans le même sens sur le confort. À Zurich, 42 femmes suivies dès le premier trimestre ont été tirées au sort : sans bas, ou avec des bas de deux pressions différentes jusqu’au terme. Les bas n’ont pas empêché l’apparition de varices superficielles.
Mais au troisième trimestre, un reflux de la grande veine saphène, au pli de l’aine, est apparu chez 1 femme sur 27 avec bas, contre 4 sur 15 sans. Et 7 femmes équipées sur 27 décrivaient des jambes plus confortables, contre aucune dans l’autre groupe.
Au Brésil, une équipe de l’université d’État de São Paulo a suivi deux groupes de 30 femmes enceintes, avec et sans chaussettes de contention. L’écart sur les symptômes est net.
Symptômes signalés avec et sans chaussettes de contention
La même équipe a mesuré, dans un second essai sur 60 femmes, des chaussettes de 20 à 30 mmHg portées environ 8 heures par jour, de 10 à 15 semaines de grossesse jusqu’à 30 à 33 semaines. Le mollet a pris 0,3 cm de tour avec les chaussettes, contre 1,95 cm sans. Toutes les femmes équipées disaient sentir la différence.
Ce que les bas ne font pas
Ils n’empêchent pas toujours les varices d’apparaître, l’essai de Zurich l’a montré, et ils ne font pas disparaître une varice installée. Ils ne remplacent pas non plus un traitement anticoagulant quand votre médecin en prescrit un, après une césarienne ou en cas d’antécédent de phlébite par exemple. La HAS les place à côté des anticoagulants et de la reprise rapide de la marche, jamais à leur place.
Quand mettre des bas de contention pendant la grossesse ?
Le plus tôt possible. La HAS recommande le port durant toute la grossesse et pendant 6 semaines après l’accouchement, 6 mois en cas de césarienne. Beaucoup de sites parlent du 3e mois : c’est souvent le moment où la gêne commence, pas une limite fixée par les recommandations.
Si vous aviez déjà des varices, une phlébite par le passé ou des jambes lourdes avant d’être enceinte, parlez-en dès la première consultation. La pression prescrite sera parfois plus forte.
| Situation | Pression retenue par la HAS | Durée du port |
|---|---|---|
| Grossesse, cas général | 15 à 20 mmHg (classe 2) | Toute la grossesse |
| Grossesse avec varices ou insuffisance veineuse déjà présentes | 20 à 36 mmHg, ou plus de 36 mmHg selon la gravité | Toute la grossesse |
| Après un accouchement par voie basse | La pression portée pendant la grossesse | 6 semaines |
| Après une césarienne | La pression portée pendant la grossesse | 6 mois |
Les bandes de contention, elles, ne sont pas indiquées chez la femme enceinte ni après l’accouchement, sauf maladie veineuse chronique associée.
Combien d’heures par jour ?
Toute la journée, du lever au coucher. L’Assurance Maladie conseille de les enfiler le matin, au lever ou au plus tard une heure après, sur une peau sèche, et de les retirer juste avant de vous coucher.
Le matin, vos jambes n’ont pas encore gonflé. Le bas se met plus facilement et agit avant que le liquide s’accumule. Si le port quotidien vous pèse, parlez-en à votre sage-femme plutôt que d’abandonner : un autre modèle, une autre taille ou une autre matière règlent souvent le problème.
Peut-on dormir avec des bas de contention enceinte ?
En général, non. Allongée, la jambe n’a plus à lutter contre la pesanteur et le bas n’apporte plus grand-chose. Retirez-le au coucher, laissez la peau respirer et appliquez votre crème hydratante à ce moment-là, jamais le matin : elle gênerait l’enfilage.
La nuit, d’autres gestes prennent le relais. Dormez sur le côté gauche quand c’est possible, pour soulager les grosses veines placées derrière l’utérus. L’Assurance Maladie conseille aussi de surélever les pieds du lit de 10 à 15 centimètres avec une cale ; un oreiller glissé sous les pieds, lui, ne sert à rien.
Une exception courante : à la maternité, après une césarienne, l’équipe peut vous demander de garder des chaussettes jour et nuit les premiers jours, comme après toute opération à risque de phlébite. Suivez sa consigne.
Quelle classe et quel modèle choisir ?
La classe 2 française, de 15,1 à 20 mmHg à la cheville, correspond à la pression retenue par la HAS pour la plupart des femmes enceintes. Votre médecin ou votre sage-femme peut prescrire plus fort si vous avez des varices installées ou des antécédents veineux. Le détail des classes, et pourquoi une « classe 2 » vendue à l’étranger n’a pas toujours la même pression, figure dans notre article sur les bas de contention classe 2.
Une précision sur les essais cités plus haut : les bas étudiés à Zurich et au Brésil sont décrits en classes allemandes ou en fourchettes de 20 à 30 mmHg, plus serrées que la classe 2 française. Ils ne permettent donc pas de comparer les pressions entre elles.
Chaussettes, bas-cuisse ou collant de maternité ?
La HAS ne trouve aucune différence d’efficacité démontrée entre les types de bas. Elle précise un point que les emballages taisent : la culotte des collants, qu’ils soient dits « de maternité » ou non, n’exerce aucune compression. Le ventre n’est pas serré, et ce n’est pas lui qu’on traite.
| Modèle | Points forts pendant la grossesse | Limites |
|---|---|---|
| Chaussettes, sous le genou | Les plus faciles à enfiler quand le ventre grossit ; préférées par la HAS pour prévenir la phlébite | Ne couvrent pas les varices de la cuisse |
| Bas-cuisse | Couvrent toute la jambe, pratiques sous une jupe ou en été | La bande antiglisse peut glisser ou marquer la cuisse |
| Collant de maternité | Tient bien, empiècement souple qui suit le ventre | Le plus long à enfiler, chaud en été, culotte sans effet compressif |
Le bon modèle est celui que vous porterez chaque jour. Au troisième trimestre, quand se pencher devient difficile, des chaussettes ou un accessoire d’enfilage simplifient le matin.
Des mesures à refaire au fil des mois
Un bas de contention se choisit sur vos mesures, pas sur votre pointure. Le pharmacien relève votre pointure, votre tour de cheville et de mollet et votre hauteur de jambe, le matin, avant que la jambe gonfle. Pour un collant, le tour de hanches compte aussi.
Vos jambes changent pendant la grossesse : refaites mesurer si le bas serre plus qu’au début, s’il marque la peau, et à chaque renouvellement. Porté tous les jours, un bas se remplace tous les 4 à 6 mois selon l’Assurance Maladie, soit au moins une fois avant la naissance.
Et les chaussettes de compression de confort ?
Pour une sortie sportive ou une journée de déplacement, des chaussettes de compression de confort pour femme peuvent compléter, avec l’accord de votre sage-femme. Celles de notre boutique n’affichent ni classe médicale ni pression en mmHg : enceinte, elles ne remplacent pas le bas prescrit.
Ordonnance, prix, remboursement : comment ça marche ?
Votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme peut prescrire les bas. Les « orthèses élastiques de contention des membres inférieurs » figurent dans la liste des dispositifs médicaux que les sages-femmes sont autorisées à prescrire, fixée par un décret du 5 mars 2022, au même titre que la ceinture de grossesse. L’ordonnance mentionne la pression en mmHg, le type de bas et la durée du port.
Le remboursement suit le calendrier de l’assurance maternité :
| Période | Part de l’Assurance Maladie | Ce qui peut rester à payer |
|---|---|---|
| Jusqu’à la fin du 5e mois | 60 % du tarif de référence, comme le petit appareillage | 40 % du tarif et l’écart avec le prix de vente, selon votre mutuelle |
| Du 1er jour du 6e mois au 12e jour après l’accouchement | 100 % du tarif de référence, avec tiers payant | L’écart entre le prix de vente et le tarif de référence |
| Après le 12e jour suivant l’accouchement | De nouveau 60 % du tarif de référence | Comme avant le 6e mois |
Le prix en pharmacie dépasse souvent ce tarif de référence, surtout pour les collants de maternité et les modèles en fibres naturelles : c’est votre mutuelle qui couvre, ou non, la différence. À matière égale, des chaussettes coûtent moins cher qu’un bas-cuisse, et un bas-cuisse moins cher qu’un collant. Demandez le reste à charge avant de choisir, et prévoyez deux paires, pour en laver une pendant que vous portez l’autre.
Où les acheter, avec ou sans ordonnance ?
En pharmacie, chez un orthésiste ou sur un site spécialisé. Le pharmacien prend vos mesures et les reporte sur le tableau du fabricant ; une pharmacie qui vous laisse essayer évite de repartir avec un bas mal ajusté. En ligne, vérifiez que la pression est donnée en mmHg et que le tableau des tailles repose sur le tour de cheville et de mollet.
Sans ordonnance, l’achat reste possible, mais rien n’est remboursé et personne n’a vérifié l’absence de contre-indication.
Les porter au quotidien, même en été
L’enfilage devient le vrai obstacle quand le ventre vous empêche d’atteindre vos pieds. Asseyez-vous sur une chaise stable, retournez le bas jusqu’au talon, glissez la pointe puis le talon, et déroulez la maille sans la tirer par le bord. Votre conjoint peut passer la pointe pour vous. Les gestes, les gants et les accessoires pour enfiler un bas de contention sont détaillés pas à pas dans notre guide.
L’été, quand les jambes gonflent le plus
La chaleur dilate les veines. L’Assurance Maladie note que la sensation de jambes lourdes s’aggrave par temps chaud, au soleil ou au contact d’un chauffage au sol. C’est donc l’été que les bas servent le plus, et qu’ils sont le plus pénibles à garder.
Quelques choix rendent la saison supportable : une maille fine ou transparente, des fibres comme le coton ou la microfibre, des chaussettes plutôt qu’un collant. Le soir, une douche fraîche sur les jambes soulage. Évitez les bains très chauds, le sauna, le hammam, l’épilation à la cire chaude et l’exposition des jambes au soleil, qui figurent tous sur la liste de l’Assurance Maladie.
Les gestes qui complètent les bas
Le bas aide la pompe du mollet, il ne la remplace pas. Si votre grossesse le permet, marchez un peu chaque jour. L’eau aide aussi : dans la revue Cochrane, un petit essai sur 32 femmes montrait qu’une immersion de 20 minutes, debout dans une piscine, réduisait le volume des jambes. La natation et l’aquagym prénatale vont dans ce sens.
Si vous restez debout ou assise longtemps, faites des pauses pour marcher, et des flexions de cheville en ramenant le dos du pied vers la jambe : c’est le mouvement qui actionne le mollet, rappelle l’Assurance Maladie. Assise, gardez les jambes étendues plutôt que pliées sous la chaise, et surélevez-les dès que vous pouvez.
En voyage
La HAS range les voyages en avion de plus de 7 heures parmi les situations où une thrombose peut survenir, comme la grossesse elle-même. Gardez vos bas pendant le trajet, levez-vous dès que possible, buvez de l’eau et bougez les chevilles. Avant un long-courrier, demandez l’avis de votre médecin.
Quand ne pas mettre de bas de contention ?
Les vraies contre-indications sont rares chez une femme enceinte, mais elles existent. La HAS en retient quatre absolues : une artériopathie des jambes avec un indice de pression systolique inférieur à 0,6, une microangiopathie diabétique évoluée (pour une pression de plus de 30 mmHg), la phlébite bleue douloureuse, dite phlegmatia cœrulea dolens, et la thrombose septique.
D’autres situations obligent à réévaluer régulièrement le port : une neuropathie évoluée, une peau qui suinte ou un eczéma, une intolérance aux fibres du bas. C’est l’une des raisons de passer par une ordonnance. Le médecin ou la sage-femme vérifie ces points avant de prescrire.
Au quotidien, retirez le bas s’il vous fait mal, si vos orteils deviennent froids, pâles ou bleutés, s’ils fourmillent, ou si le bord roule et forme un bourrelet qui serre. Un bas trop petit ou mal posé peut faire garrot.
Quand consulter pendant la grossesse ?
Parlez à votre sage-femme ou à votre médecin si vos jambes restent lourdes malgré les bas, si des varices apparaissent ou grossissent, si une varice vulvaire vous gêne, ou si vos chevilles restent gonflées au réveil.
Certains signes demandent un avis médical le jour même :
- une jambe qui gonfle d’un seul côté, un mollet douloureux, dur ou chaud : ce sont les signes d’une phlébite, même si la douleur du mollet ne se retrouve que dans 60 % des cas selon l’Assurance Maladie ;
- un essoufflement brutal, une douleur dans la poitrine, un cœur qui s’emballe : appelez le 15 ;
- après 20 semaines d’aménorrhée, un visage qui gonfle avec une prise de poids rapide en quelques jours, des maux de tête, des troubles de la vision ou une douleur en barre en haut du ventre : ces signes peuvent annoncer une pré-éclampsie et justifient une consultation en urgence ;
- une varice devenue rouge, chaude et dure comme un cordon, signe d’une phlébite superficielle.
Un œdème de pré-éclampsie ne se soigne pas avec des bas : ce sont la tension artérielle et l’analyse des urines qui tranchent. Ce guide accompagne votre suivi de grossesse, il ne remplace pas l’avis de votre sage-femme ou de votre médecin.
Questions fréquentes
Quand mettre des bas de contention pendant la grossesse ?
Dès le début de la grossesse, selon la Haute Autorité de santé, et jusqu’à 6 semaines après l’accouchement, 6 mois après une césarienne. Enfilez-les chaque matin au lever, avant que les jambes gonflent, et gardez-les jusqu’au coucher. Si vous aviez déjà des varices ou une phlébite, parlez-en dès la première consultation.
Est-il possible de dormir avec des bas de contention pendant la grossesse ?
C’est en général inutile. Allongée, la jambe ne lutte plus contre la pesanteur et le bas n’apporte presque rien. Retirez-le au coucher et dormez plutôt sur le côté gauche, les pieds du lit légèrement surélevés. Seule exception courante : les chaussettes gardées jour et nuit après une césarienne, sur consigne de la maternité.
Les bas de contention sont-ils remboursés pendant la grossesse ?
Oui, sur ordonnance d’un médecin ou d’une sage-femme. Jusqu’à la fin du 5e mois, l’Assurance Maladie rembourse 60 % du tarif de référence. Du 1er jour du 6e mois au 12e jour après l’accouchement, elle prend en charge 100 % de ce tarif. L’écart avec le prix de vente reste à votre charge ou à celle de votre mutuelle.
Quelle classe de bas de contention pour une femme enceinte ?
Le plus souvent la classe 2, soit 15 à 20 mmHg à la cheville : c’est la pression que retient la HAS pendant la grossesse et après l’accouchement. Avec des varices installées ou une insuffisance veineuse, le médecin peut prescrire plus fort, de 20 à 36 mmHg. Chaussettes, bas-cuisse et collants ont la même efficacité démontrée.
Sources
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